Une missive est laissée au poste de garde d'Edoras à l'attention de Ceorl. Le papier embaume le jasmin et la pâte qui a servie à le fabriquer à été mélangée à des pétales de fleurs séchés.
Ceorl,
avec les événements des derniers jours et la baveuse qui court, je suis inquiète de toi, surtout que je ne t'ai pas revu.
Je t'en prie, donne-moi de tes nouvelles, tu me manques.
Avec toute mon affection,
Elhye
Au petit matin, Ceorl relisait la missive pour la quatrième fois. Il secoua la tête, se remémorant sa vision de la veille alors qu'il était sur la palissade. D'une main, il fit une boule de la missive et la jeta par dessus son épaule.
Une nouvelle missive est laissée au poste de garde. L'écriture est beaucoup moins soignée que sur la précédente lettre, comme si elle avait été écrite à la hâte sur le coin d'une table
Bonjour Ceorl,
j'aurais besoin de te parler de quelque chose d'important. Je ne sais pas à qui me confier à part toi, tu es le seul véritable ami que j'aie à Edoras. Il s'est passé quelque chose et j'aimerais t'en parler, mais je ne veux risquer que ma lettre soit lue par quelqu'un d'autre. Tu n'as jamais répondu au petit mot que je t'avais envoyé et l'autre soir tu semblais plutôt occupé avec ton entraînement. En fait, c'est de ce soir-là et du lendemain dont je veux te parler. Il y a des choses que tu dois savoir, car je pense que tu sauras me conseiller,
Je t'en prie, toi qui a toujours été un grand frère pour moi, ne me refuse pas ton soutien quand les miens sont si loins,
Elhye
Quelques gouttes d'eau ont mouillé le papier.
Le dresseur de chevaux soupira en silence et se promit de croiser Elhylde au plus vite.