Auteur : David Wyatt
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Turambar  |  Rôle-Play - Quatrième Âge  |  Forum Animations  |  Fil de discussion: Vilaine blessure
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Auteur Fil de discussion: Vilaine blessure  (Lu 3041 fois)
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Avrigney
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« le: 2014-02-10, 16:52:23 »

Thralil s’était montré curieux… et imprudent. Il en payait aujourd’hui le prix fort. Il maudissait ce loup qui l’avait attaqué et lui avait occasionné une large blessure à la main tout en se répétant qu’il était le seul responsable.

Malgré la douleur, cela ne l’avait d’abord que peu inquiété. Toutefois, les paroles de la guérisseuse de Bree avaient été sans appel : la blessure allait s’infecter et Thralil perdrait non seulement sa main mais sans doute aussi la vie. Sa seule chance de guérison était de trouver une personne suffisamment compétente dans l’art de soigner. Aux dires de la dame, la plupart des Elfes ayant quitté la Terre du Milieu, seules les Maisons de la Guérison de Minas Tirith abritaient encore de tels individus.

Sans attendre, Thralil chevaucha vers le Sud. C’était là un long voyage mais il devait atteindre au plus vite la Cité Blanche. Plusieurs fois par jour, il lavait sa blessure d’une décoction d’Athelas. Malgré cela, l’entaille ne se cicatrisait pas et commençait lentement à se farder d’une teinte violacée.

Le voyage s'annonçait périlleux car, atteint à la main droite, Thralil ne pouvait plus manier ni arc, ni épée. Fort heureusement les Valar veillèrent sur son chemin et il ne rencontra rien qu’il ne puisse fuir en poussant son cheval au galop.

Il arriva enfin à Minas Tirith où il fut frappé par la grandeur et la majesté de la ville. Il en franchit les portes et, indécis, il s’adressa au premier passant afin qu’on lui indicât le chemin des Maison de la guérison. Ce dernier, fort aimablement, se proposa de le guider et l’invita à le suivre. Mais à peine eurent-ils quittés les rues animées que Thralil se retrouva avec une lame pointée sur lui. Infirme, il dut se résoudre à céder sa bourse au vil gredin.

Il s’assit un moment à terre, désespéré. Il était au-delà de la fatigue, malade et venait de se faire détrousser… que pouvait-il encore lui arriver?

Peu à peu il reprit ses esprits. Peu importe quelques pièces d’or ! Il était venu pour trouver un guérisseur et il touchait au but.  C’était là l’essentiel et le seul objectif qui pouvait compter.

Il se releva et prit le parti de trouver les Maisons de la Guérison seul. Ce ne fut pas aisé mais il les découvrit enfin, au plus haut de la cité. Cependant, les guérisseurs étaient tous très affairés et personne ne pouvait s’occuper de lui dans l'immédiat.

C’est alors qu’il entendit au dehors un cri. Il sortit et vit un homme, les mains blessées et sanglantes et qui furieux, tapait contre une barrière. Il s’approcha, avec méfiance cette fois-ci, afin de le calmer et lui tendit quelques bandages. Au fil de la discussion il fut surpris d’apprendre que l’homme Menelthar, avait été victime lui aussi d’un vol et ce, apparemment, par le même individu.

C’est ce moment que le gredin choisit pour réapparaître. Sans réfléchir, Thralil se lança à la poursuite du malfrat mais fatigué et ne connaissant pas la ville il perdit bien vite sa trace.

Menelthar qui lui emboîtait le pas était tout autant que Thralil déterminé à mettre la main sur le coquin.  Thralil toutefois se sentait de plus en plus las et fut pris de vertiges. Il en avait demandé plus que de raison à son corps et ce dernier le lui rappelait douloureusement. Il s’excusa et demanda à Menelthar la permission de se retirer pour prendre un peu de ce repos devenu nécessaire.




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Thralil le Dunadan
Avrigney
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« Répondre #1 le: 2014-02-13, 15:34:08 »

Enfin !
Thralil était aux Maisons de Guérison et l’on s’occupait de sa plaie.  Cela faisait quelques jours qu’on lui appliquait divers cataplasmes et qu’on lui faisait boire d’infâmes tisanes.

Cependant, Thralil se sentait sombrer dans un irrépressible désespoir. Les guérisseurs ne parlaient pas, ou si peu. Il ne savait jamais ce que pensaient tous ces gens trop sérieux et il en venait à regretter les paroles crues de l’humble soigneuse de Bree. De plus, voir tous ces malades blessés et autres moribonds ne l’aidait pas à retrouver le sourire. Et si son mal ne progressait plus, il refusait farouchement de céder du terrain et aucune amélioration n’était visible.

Un matin, il parvint à sortir avec le prétexte d’une lettre qu’il devait porter jusqu’à la banque où l’employé s’occupait des services postaux. Il était las mais respirer un peu d’air frais lui fit le plus grand bien et lui permit d’oublier un peu la pesante atmosphère confinée du dispensaire.

Il arriva à la banque et sentit le besoin de s’asseoir et de reprendre son souffle. Hagard, il remarqua à peine la présence d’une femme fort vêtue et toute encapuchonnée. Cette dernière le salua ce qui le tira un peu de sa torpeur. Il s’efforça de converser et en vint au récit de ses mésaventures. La dame, apparemment, versait dans l’art de soigner et voulu jeter un œil à la blessure malgré les objections du jeune homme. L’inspection de la plaie la rendit un moment songeuse.

Elle proposa ensuite à l’homme de venir manger un morceau mais ce dernier montrait des signes de grande fatigue et s’endormit sur l’un des bancs de bois de la banque. Sans doute l’effet anesthésiant des tisanes qu’il avait bu n’était-il pas étranger à ce besoin soudain de sommeil.
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Thralil le Dunadan
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« Répondre #2 le: 2014-02-14, 11:45:00 »

Lorsqu’il s’éveilla, Thralil était toujours sur son banc mais se sentait beaucoup mieux. D’ailleurs, la dame à qui il devait ce petit rayon de soleil qui réchauffait son âme se tenait debout, juste devant lui.

Afin de lui témoigner sa gratitude, il accepta de manger avec elle, malgré un manque d’appétit, et l’invita à prendre place à la toute proche auberge. Il ne perdit pas l’occasion de se ridiculiser en faisant tomber un broc d’eau et un plat de terre cuite. Tant bien que mal, il essaya de balayer les débris de la main gauche sans succès jusqu’à ce qu’un serveur, consterné, lui prenne le balai des mains.

Ils se mirent enfin à table et la dame eu bon appétit… Thralil moins... mais sans doute trop encore. Il fut tout à coup pris de nausée et vomit sur le beau tapis brodé de l’auberge. La demoiselle glissa quelques pièces à l’aubergiste afin de le calmer et emmena Thralil au dehors.

Le maladroit jeune homme, penaud, ressentit le besoin de marcher et de respirer un peu d’air frais. C'est ainsi qu'ils touvèrent, au détour d’une rue, un charmant petit parc où chantait un ruisseau et ils prirent place sur un banc gracieusement sculpté de marbre blanc et rose.

La dame lui révéla alors qu’une idée lui était venue et qu’elle voulait essayer un remède… elle le prépara sous ses yeux, en mélangeant le sang d’un cœur de troll avec une étrange plante aux fleurs d’un bleu glacé et absolument extraordinaire. Elle forma ainsi une pâte verdâtre et nauséabonde et Thralil crut qu'il allait devoir boire cette horreur. Fort heureusement pour lui, la dame se contenta d'introduire l'immonde mixture dans la blessure avec une étonnante brutalité… ou tout du moins est-ce ainsi que Thralil le perçut tandis qu'il serrait les dents. Elle banda enfin la main de Thralil et lui donna de quoi réitérer les soins.

Etrangement, Thralil était confiant en ce nouveau remède et sentait déjà une légère chaleur regagner sa main. Il insista pour remercier la dame et lui proposa même de l’or mais cette dernière refusa tout dédommagement.

Lorsque Thralil lui dit que si le remède marchait il lui serait à jamais reconnaissant, la dame sembla pour le moins sceptique et lui tint un bien étrange discours. Elle affirma qu’en d’autres circonstances il l’aurait jugé différemment et sans doute très sévèrement. Thralil se défendit de cela et lui assura qu’il savait reconnaître une personne de bien lorsqu’il en rencontrait une. Après une longue discussion, durant laquelle Thralil prit certains engagements sur l’honneur, la dame décida de retirer son capuchon et de découvrir son identité.

Thralil manqua de tomber du banc lorsqu’il reconnut Jynnéa, cette femme qu’il avait lui-même qualifié de garce et qu'il considérait comme indigne de confiance. Elle se tenait maintenant debout et droite face à lui et sa posture donnait l'impression qu'elle atendait un verdict.

Le jeune homme, passé le moment de surprise, convint qu’il avait peut-être fait erreur et que son jugement avait sans doute été hâtif et peu réfléchi. Une nouvelle fois, il s’engagea sur l’honneur à oublier ce qu’il avait pu croire de Jynnéa et à s’en tenir aux faits : elle venait d’essayer de le soigner et c’était là une indéniable preuve de bonté. C’est ainsi qu’ils se quittèrent.

Plus tard, dans la soirée, Thralil regardait sa main en repensant à cette journée. Que perdait-il à lui accorder sa confiance ? Si le remède n’en était pas un, il n’aurait plus à se préoccuper de tout cela… et si, par miracle, il guérissait, il lui devrait tant qu’aucune rancune ne pourrait subsister.
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Thralil le Dunadan
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« Répondre #3 le: 2014-02-14, 16:55:13 »

Un guérisseur aurait été bien curieux d'examiner l'intérieur de la blessure du malheureux jeune homme. Peut-être aurait-il alors pu déterminer quelle était l'action du breuvage consommé tantôt, et quel était l'effet des crocs suintant de vieux sang plantés dans la peau fragile du Dúnadan.

Au demeurant, la blessure ne semblait pas si laide que cela tout de même !

Dans quelques milliers d'années, on donnerait un nom à cette étrange état d'anxiété, d'insomnies, de lubies soudaines et de paralysie lentement installée dans les pieds, les bras, le buste... Dans douze milliers années, on empêcherait même son apparition, par une invention très ingénieuse, à base de piqûres et de peurs enfantines bien naturelles.

Mais nous sommes au Quatrième Age, et le jeune Thralil continue son chemin, sentant ses facultés mentales s'échapper, et, étrangement, sa force devenir immense dans quelques instants d'humeur incontrôlée...
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