Ces dernières années, le temps avait fait son œuvre et la fatigue l'avait lentement gagné. Il était las d'être à la solde de malfrats et d'escarmouches sans but ni cause. La fougue qui l'avait animé toute sa vie durant s'était estompée.
Récemment, divers événements avaient retenu son attention, quelque chose était à l'œuvre dans le sud, une tension palpable régnait. Tous n'en voyaient pas encore les signes, mais le Krual en avait vu d'autres. Un soir, qu'il était assis devant l'âtre du foyer, l'agitation le gagna, les idées fulminaient dans sa tête. L'heure était venue, il avait longtemps attendu une cause qui ne s'était jamais présentée et trop longtemps il était resté spectateur. Cette fois, il avait décidé qu'il en serait autrement, il serait l'un des acteurs principaux de la cause qu'il avait attendue toute sa vie ou mourrait dans l'atteinte de celle-ci. Il se leva brusquement, quittant la chaleur de l'âtre, se dirigeant vers son bureau. Il sortit de l'une des bibliothèques une vieille boîte en bois, il s'écrasa dans sa chaise puis l'ouvrit doucement. La boîte renfermait une vieille clé en fer qui avait de l'âge, puis un bout de papier signé de la main d'un certain « Suidakra, fondateur des Lames de l'Ouest », sur lequel était écrit : « En l'honneur d'une gloire passée et dans l'espoir qu'un jour Umbar retrouve sa fougue et qu'on scande en ses rues "L'insoumise! L'insoumise!". » Il se dirigea vers la réserve dans laquelle il s'empressa de tasser une série de vieux coffres. Une trappe fit alors son apparition, une serrure était visible. Il prit la clé qu'il avait récupérée du vieux coffre, puis ouvrit la trappe et descendit dans un vieil escalier sinueux, attrapant au passage une torche. Il n'avait pas mis les pieds dans cette mine depuis sa découverte et il en avait gardé le secret depuis ce jour-là...
Un souffle de poussière et d'humidité monta à sa rencontre tandis qu'il descendait prudemment les marches de pierre irrégulières. La lueur tremblotante de la torche révélait des parois marquées de veines métalliques scintillantes, vestiges d'une richesse enfouie. Le silence régnait, mais il y avait une présence presque palpable, comme si l'endroit portait encore l'empreinte des âmes qui l'avaient forgé.
Une fois arrivé au pied des escaliers, il se retrouva face à une large galerie. Là, sur une tablette de pierre, reposait un ancien plan gravé dans du cuir tanné, détaillant les galeries et filons de la mine. Il observa le document avec une attention fébrile. Ce lieu oublié, laissé en sommeil durant des décennies, allait renaître.
Il ne s'agissait pas d'une mine ordinaire. Les minerais enfouis ici étaient d'une qualité exceptionnelle, propices à la création d'armes et d'armures dignes des plus grandes batailles. Il savait que pour reprendre Umbar, "l'Insoumise", il ne suffirait pas de quelques escarmouches. Il faudrait des troupes disciplinées, bien armées, et un arsenal à la hauteur des légendaires batailles navales et terrestres qui s'annonçaient.
Il posa une main ferme contre la paroi froide et parla à voix basse, comme s'il s'adressait à la mine elle-même :
« Tu as dormi trop longtemps, vieil ami. Il est temps de te réveiller et de reprendre ton rôle dans l'Histoire. Le fer et l'acier que tu gardes serviront à équiper ceux qui marcheront sur les traces des anciens, pour qu'Umbar se lève à nouveau. »
Avec détermination, il remonta à la surface, l'esprit habité par une énergie nouvelle. Dès l'aube, il mobiliserait des ouvriers, sécuriserait les accès et lancerait les premières extractions. Cette mine serait le cœur battant de l'effort de reconquête, alimentant forges et ateliers pour fournir l'armement nécessaire aux effectifs qui se rassemblaient dans le Sud.
Et lorsque le jour viendrait où le fléau des steppes marcherait sur Umbar, brandissant leurs épées forgées dans le feu de cette résurgence, on scanderait à nouveau dans ses rues : « L'insoumise ! L'insoumise ! »
Récemment, divers événements avaient retenu son attention, quelque chose était à l'œuvre dans le sud, une tension palpable régnait. Tous n'en voyaient pas encore les signes, mais le Krual en avait vu d'autres. Un soir, qu'il était assis devant l'âtre du foyer, l'agitation le gagna, les idées fulminaient dans sa tête. L'heure était venue, il avait longtemps attendu une cause qui ne s'était jamais présentée et trop longtemps il était resté spectateur. Cette fois, il avait décidé qu'il en serait autrement, il serait l'un des acteurs principaux de la cause qu'il avait attendue toute sa vie ou mourrait dans l'atteinte de celle-ci. Il se leva brusquement, quittant la chaleur de l'âtre, se dirigeant vers son bureau. Il sortit de l'une des bibliothèques une vieille boîte en bois, il s'écrasa dans sa chaise puis l'ouvrit doucement. La boîte renfermait une vieille clé en fer qui avait de l'âge, puis un bout de papier signé de la main d'un certain « Suidakra, fondateur des Lames de l'Ouest », sur lequel était écrit : « En l'honneur d'une gloire passée et dans l'espoir qu'un jour Umbar retrouve sa fougue et qu'on scande en ses rues "L'insoumise! L'insoumise!". » Il se dirigea vers la réserve dans laquelle il s'empressa de tasser une série de vieux coffres. Une trappe fit alors son apparition, une serrure était visible. Il prit la clé qu'il avait récupérée du vieux coffre, puis ouvrit la trappe et descendit dans un vieil escalier sinueux, attrapant au passage une torche. Il n'avait pas mis les pieds dans cette mine depuis sa découverte et il en avait gardé le secret depuis ce jour-là...
Un souffle de poussière et d'humidité monta à sa rencontre tandis qu'il descendait prudemment les marches de pierre irrégulières. La lueur tremblotante de la torche révélait des parois marquées de veines métalliques scintillantes, vestiges d'une richesse enfouie. Le silence régnait, mais il y avait une présence presque palpable, comme si l'endroit portait encore l'empreinte des âmes qui l'avaient forgé.
Une fois arrivé au pied des escaliers, il se retrouva face à une large galerie. Là, sur une tablette de pierre, reposait un ancien plan gravé dans du cuir tanné, détaillant les galeries et filons de la mine. Il observa le document avec une attention fébrile. Ce lieu oublié, laissé en sommeil durant des décennies, allait renaître.
Il ne s'agissait pas d'une mine ordinaire. Les minerais enfouis ici étaient d'une qualité exceptionnelle, propices à la création d'armes et d'armures dignes des plus grandes batailles. Il savait que pour reprendre Umbar, "l'Insoumise", il ne suffirait pas de quelques escarmouches. Il faudrait des troupes disciplinées, bien armées, et un arsenal à la hauteur des légendaires batailles navales et terrestres qui s'annonçaient.
Il posa une main ferme contre la paroi froide et parla à voix basse, comme s'il s'adressait à la mine elle-même :
« Tu as dormi trop longtemps, vieil ami. Il est temps de te réveiller et de reprendre ton rôle dans l'Histoire. Le fer et l'acier que tu gardes serviront à équiper ceux qui marcheront sur les traces des anciens, pour qu'Umbar se lève à nouveau. »
Avec détermination, il remonta à la surface, l'esprit habité par une énergie nouvelle. Dès l'aube, il mobiliserait des ouvriers, sécuriserait les accès et lancerait les premières extractions. Cette mine serait le cœur battant de l'effort de reconquête, alimentant forges et ateliers pour fournir l'armement nécessaire aux effectifs qui se rassemblaient dans le Sud.
Et lorsque le jour viendrait où le fléau des steppes marcherait sur Umbar, brandissant leurs épées forgées dans le feu de cette résurgence, on scanderait à nouveau dans ses rues : « L'insoumise ! L'insoumise ! »